Le blog de Victoire


2/05/'17

À Tanger entre les avions, le ronron de dizaines de valises sur le tarmac. Pour les passagers comme pour les autres, pas d’intermédiaire entre les airs et l’air. Un petit garçon qui ressemble à une petite fille nous attend à minuit, menton sur les genoux sur le siège avant du taxi. À Tanger c’est la guerre des chats errants passé minuit. Et aussi la cavale des enfants, toujours de nuit. Et les crêpes aux mille trous sur la langue, et les pompons de laine sur la tête des paysannes du Rif. À Tanger on touche l’Espagne du bord des yeux et il faut grimper pour trouver la Kasbah. Essoufflés toujours, dans la rue verticale bordée d’orangers. À Tanger il y a cette impasse bleue dans laquelle on n’est pas encore passé. On y manque de gober les abeilles engluées dans leur miel et on s’y frappe la poitrine pour se saluer. À Tanger il existe des jungles privées. Et on se baigne dans le petit Socco qui sent bon le poisson frais et le vent chaud.

À Tanger mens-moi tant que tu racontes bien et tends-moi une main habitée comme celle de Fatma.

 

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