Le blog de Victoire


21/02/'17

on its way, madam

Il faut pouvoir discerner les différentes textures de ses peaux.

Il faut pouvoir quantifier le taux variable d’humidité dans ses paumes. Pouvoir noter qu’après l’applaudissement ses mains sont glacées comme si dehors, sans gant.

Il faut pouvoir, balisant son visage, lire dans les plis neufs les récits de votre absence.

 

Il faut ne voir le train arriver que par le reflet du phare qui grandit dans ses yeux. Et quand la pupille file derrière l’oeil, entendre de la bouche ouverte un hurlement de loup sans un son. Un très long. Entendre ça. Et noter aussi quand l’haleine est courte.

 

Il faut dire.

Et pouvoir se tenir dos à la porte de la rame prête à s’ouvrir comme à l’escalier roulant d’arriver à son terme.

Il faut pouvoir s’endormir dans sa nuque et plus tard marcher sans vraiment s’éveiller. Tendre le sac à main, laisser à une autre épaule le poids, parfois.

Et se préoccuper toujours et ne s’en faire jamais.

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