Le blog de Victoire


26/08/'15

Νότος

Chère bourrasque anonyme (je vous appellerai Νότος),

 

Je vous ai lu à sept heures et une minute du matin, soit une heure exactement après parution, depuis mes draps,  paupières entrebâillées,  la gorge encore à moitié prise dans la gueule de mes loups nocturnes. J’ai parcouru vos lignes, comme de coutume ici, comme une débutante sur les pentes : trop vite. Vous m’avez propulsée hors du lit. Dans le miroir, crinière hirsute forcément, hébétude et joues rosies par les baffes.

 

N’en restez pas là. Sortez-moi de là ! Indiquez-moi comme l’on se sort ou comment l’on se sert des contours nombrilistes (c’est vrai), d’une fragilité sinusoïdale (c’est vrai), d’une douceur inoxydable, d’une lumière qui, comme ils disent, certes éblouit mais qui, sur l’essence, tout l’intérêt donc, aveugle aussi.  Je ne suis pas arrivée : je le sais. Si je continue à ajourner sous prétexte de ceci de cela comme je le fais, ça va m’échapper : je le sais. Si je continue à trouver des titres et des enveloppes sans rien dans le ventre qu’une idée diffuse, je n’irai nulle part : je le sais. Donnez-moi le premier rendez-vous, je serai peut-être à même de programmer les suivants.

Partager sur Facebook, Twitter & catégorie(s) : Non classé

1

Un commentaire pour “Νότος”

  1. Pas de lumière sans ombre, pas d’ombre sans lumière.

    Et si -enfin- vous mettiez cette part d’ombre en lumière?

Laisser un commentaire