Le blog de Victoire


30/01/'13

c’est moi c’est toi c’est quoi c’est mmmh c’est wouuuh

Quatre nuits dans quatre nids différents, et déambuler, mon baluchon griffé sijenet’aimepasjet’aimesijet’aimeprendsgardeàtoi accroché à mon épaule, entre Convention – Victor Hugo – Convention – Victor Hugo parce que mes copines ont la chic idée de regrouper leurs appartements deux à deux. D. qui m’attend sur mon pallier en tenue d’équitation pour me déposer à la gare d’autocars avant de partir en balade, quitter Bruxelles en même temps que la neige s’invite sur ma belle, retrouver C. à Bercy et déguster dans son appartement ce qui sera la première tartelette au citron de mon séjour mais certainement pas la dernière, m’offrir une petite culotte constellation et de la sorte obéir à mon obsession du moment, regarder un film terriblement idiot sous un plaid rouge terriblement doux et ne dormir qu’à moitié, se promener dans le marais puis retrouver L. et son amoureux gare de l’Est, rire bruyamment face à cette série commencée ensemble à Montréal et qu’on terminera ensemble aussi, promis. La nuit sans sommeil, encore, mais cette vue tout droit de mes draps de la tour Eiffel qui scintille; discuter un peu avec elle, qui fait la guerre aux astres en termes de brillance, et la retrouver le lendemain matin sous un ciel pire que bleu. Partir à l’aube avec des croissants sous le bras parce que c’est lundi et croiser par magie C. en allant rejoindre P., déjeuner chez merci puis retrouver I. place Monge et boire un jus d’ananas dans ce bar très très sombre avec un chat très très petit qui s’appelle Tequila, qui mourra ivre ou aplati sous quelqu’un d’ivre, c’est sûr. Marcher sous la pluie, en me tordant mille fois les chevilles, et grimper quatre à quatre les marches qui me mèneront jusqu’à chez A. Mettre des roses blanches dans une bouteille de jus de pomme et dévorer des spaghettis sur une table décorée de bougies, vérifier quatre fois si le chauffage électrique est bien éteint le lendemain matin et puis claquer la porte en espérant très fort que oui, il est bel et bien éteint. Se faire remonter les bretelles par un monsieur dans le métro parce que je ne souris pas assez grand, déjeuner d’œufs à la coque avec P., sans presque parler dans un silence d’évidence, puis s’offrir une bague argentée pour elle, dorée pour moi. Et puis cette scène de théâtre dans les escaliers, entendre cette complicité de père et me sentir clandestine, imposteur d’assister cachée à ce moment face à à elle qui, déjà, se meurt de se sentir clandestine, imposteur. Le nom de scène de ma précieuse en lettres rouges sur la façade de l’Olympia, prendre quelques images d’elle pendant qu’elle se prépare, avec son bleu sur les ongles et ses paillettes sur les paupières, et la peur dans mon ventre à sa place quand j’entends le brouhaha de la salle comble. Courir entre les coulisses – côté cour puis côté jardin – et le devant de la scène, la photographier et pleurer de l’entendre et de la regarder chanter là, essuyer mon appareil photo trempé. Rentrer un peu avant minuit la faim dans le ventre et se retrouver à nouveau face à quelques minutes irréelles, n’avoir plus faim du tout finalement et partager un somnifère – entre mille autres choses – avant les draps blancs. Ce matin, ne pas obéir au réveil et attendre le second, beaucoup plus doux, de la toute petite voix de la non moins petite B. qui appelle sa mère, les regarder se saluer avec beaucoup de tendresse et immensément d’amour, grignoter en pyjama quelques cracottes à la confiture ou au miel et les laisser là en répétant ça ira ça ira ça ira, aller dire au revoir à ma star-d’-hier-soir et remonter dans l’autocar avec un muffin aux myrtilles dans un petit sachet, refaire le trajet inverse de cette capitale à ma capitale et se préparer à DORMIR mille ans, oui, en lettres capitales.

 

 

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